jeudi 2 mars 2017

Le doc a vu pour vous..... encore ......

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Les points de suspension c'est pour dire que je devrais me calmer, arrêter d'aller voir des films qui me rappellent le boulot et recommencer à aller voir de bons vieux "Rambo XXII" ou "Y a t il un pilote dans l'avion XVI" mais surtout pas un film de Rohmer, et encore moins Fast and Furious mis en scène par Rohmer !
Parce que ça m'énerve que dès qu'Hollywood s'occupe de l'adoption c'est pour faire pleurer les faibles d'esprit à propos de la quête des origines, gnan gnan gnan gnan.
J'étais le seul à ne pas pleurer dans la salle comble du cinéma.... ça me rappelait vraiment trop le boulot !
Et puis j'en ai marre que dès qu'ils ont besoin d'un indien ... ils ont personne d'autres à nous sortir dans le bois de houx que Dev Patel.....





Bon oubliez ces quelques lignes ci-dessus, c'était pour rire, car 3 films en 10 jours qui parlent du boulot pour moi c'est exceptionnel, la seule phrase juste c'est :
"J'étais le seul à ne pas pleurer dans la salle comble du cinéma.... ça me rappelait vraiment trop le boulot !" tout le reste est faux !
C'est vrai que je n'ai pas pleuré, et c'est vrai que c'est à cause du boulot car on se blinde et on est moins surpris... mais l'émotion était à son comble j'avoue humblement lors des toutes dernières images... les vraies images pour de vrai de la vraie vie avec les vrais personnages.

Donc c'est un très très beau film sur une histoire vraie totalement émouvante.
De très bons acteurs dont l'excellent Dev Patel que j'avais déjà adoré dans Slumdog et Indian Palace, ils ont raison de le garder dans le Bois de Houx !

Je vous laisse juger par vous mêmes, je ne vous raconte pas l'histoire, je vous signale juste les messages sur l'adoption que je suis heureux de voir retransmis dans le film :

- La quête des origines est plus un questionnement de jeune adulte que d'adolescent
- La quête des origines est quelque chose de personnel, si les adoptés ont besoin d'être aidés ils vous le demanderont, mais ils n'aiment pas trop qu'on se pose les questions à leur place
- La quête des origines peut survenir à un moment ou à un autre ou ne jamais survenir
- La quête des origines a différentes causes, une des plus fréquentes et des moins connues de nos penseurs qui n'ont jamais vu d'adoptés est bien décrite dans le film : pouvoir dire à ma famille bio que je vais bien
- La quête des origines n'éloignent pas des parents adoptifs.... c'est même plutôt le contraire
- A tout ceux qui vont penser il a été adopté alors qu'il n'était que perdu que sa """"vraie"""" mère le cherchait, et que c'est un scandale, c'est vrai mais sans son adoption il n'aurait jamais pu retrouver sa famille bio, il aurait traîné dans un orphelinat pour devenir petit à petit autiste... comme son frère ?

Et puis toujours rappeler que c'est très belle histoire vraie est unique et que la généralisation serait dangereuse !



La bande annonce c'est ici.


Bon, et puis on attend l'avis de notre experte es India : Moushette !


Deux autres petits clins d'oeil :
- Ils ont poussé le détail à retrouver le même T-shirt de Tasmanie pour son arrivée
- Près d'un enfant indien sur deux que je vois a été trouvé dans une gare ou un train (alors qu'en Afrique c'est sur les marchés) quand on voit l'importance du train dans le film .....


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4 commentaires:

Anne Margue a dit…

Bon, alors moi j'ai adoré, et contrairement au Doc, j'ai pleuré du début à la fin.
Quand Saroo arrive dans sa famille, j'ai eu un petit pincement au coeur : "alors ça y est, encore un film bateau où tout est rose, l'enfant suradapté avec qui tout se passe à merveille, ça me fatigue, dire qu'on dit tant de bien de ce film !"
Puis son frère arrive, et j'ai un autre regard : "Enfin, un film vrai, qui montre que parfois c'est dur, ça ne marche pas à tous les coups".
Déjà rien que pour ça, j'ai aimé ce film : la vie de la famille entière qui souffre à cause d'un enfant qui va mal, un film qui ose dire que ce n'est pas toujours "la petite maison dans la prairie".
Et puis j'ai adoré tout le reste. J'ai revécu sur les images réelles de la fin le moment ou la mère bio de mon fils et moi-même nous sommes serrées dans les bras l'une de l'autre, et dans mon fauteuil de ciné, j'ai pleuré autant qu'il y a 10 ans...

Sylvie a dit…

Je n'ai pas (encore) vu le film... mais j'ai lu des témoignages dont celui-ci, sans doute un des plus poignants qu'il m'ait été donné de lire. Il m'a bouleversé, notamment parce que l'auteur est originaire de la région de Colombie, d'où viennent mes enfants, parce ce qu'il parle de détails qui résonnent pour moi, parce que son histoire pourrait être celle de mes enfants. Je n'ai pas réussi à vous mettre le lien vers son compte Fb alors je vous copie son texte ici. Il s'appelle Vincent Lahouze ...

"Comment vous dire. Lion.

Je n'étais pas prêt émotionnellement parlant, je m'y étais préparé, je savais à quoi m'attendre, je savais ce que j'allais voir et pourtant. J'ai failli quitter la séance avant la fin du film. Réellement. Trop dur à vivre, trop viscéral, j'ai pris ce moment de cinéma comme un train à grande vitesse dans le bide, un voyage en arrière vers mes origines et mon passé déraciné. J'ai souffert, pendant 2h, j'ai tordu mes doigts convulsivement tandis que Claire essayait de m'apaiser en me caressant la cuisse. J'ai hurlé au fond de moi, j'ai pleuré sans retenue, errant dans les rues avec Saroo à la recherche de son grand frère, comme j'ai eu mal, vous ne pouvez pas imaginer, tous les souvenirs enfouis qui serrent les entrailles, les comptines qui parlaient de poussins qui ont faim, qui ont froid, et qu'on se chantait dans le noir à l'orphelinat pour essayer de ne pas avoir peur, le rire de Federico et ses larmes quand je suis parti, la première fois que j'ai rencontré mes parents, le premier voyage en avion, mon enfance, mon adolescence et toutes ces questions intrusives qu'on te pose pour essayer de te comprendre, la honte de ne plus savoir parler ta langue maternelle, toutes ces heures perdues dans le brouillard, à tenter de flinguer et d'anesthésier ma mémoire et ces morceaux éparpillés, toutes ces heures passées sur Google Earth à essayer de retrouver un lieu que je reconnaîtrais dans les rues de Cocornà perdue sur les plateaux de Colombie, j'ai cherché, j'ai cherché longtemps. je n'ai pas reconnu, je n'ai pas eu cette chance. J'ai même tenté de trouver le cimetière du village pour chercher une trace, un carré de terre, quelque chose qui indiquerait où se trouve ma mère, la mademoiselle Ephémère. En vain. A quoi bon.

Lion m'a bouffé le coeur, littéralement.

Cela fait à la fois très mal et beaucoup de bien. C'est un film émouvant pour tout le monde, mais quand c'est un sujet qui t'est personnel, quand tu es un enfant adopté, il est difficile à regarder jusqu'au bout sans craquer. Je sais que mon ressenti n'est pas objectif, je le sais, mais je devais vous le dire. Les dernières minutes du film m'ont achevé, totalement.

Je suis épuisé. Et je sais que la nuit sera longue.

Demain, ça ira mieux et toutes les larmes qui ont coulé serviront à continuer d'écrire mon livre. Promis."

les lucioles a dit…

Le message de Vincent ci-dessus est en effet poignant...
Merci pour ce partage, Sylvie.

Quant à votre article, Doc, je souscris totalement au passage sur "les messages sur l'adoption retransmis dans le film" (que je n'ai pas encore vu)! Je me sens moins seule.
Sinon, je peux vous conseiller le commercial "La La Land" pour sortir de votre boulot. :o)
Un bol d'air frais! Un petit OVNI qui vous dépose sur une autre planète, celle des bons sentiments mais ça fait du bien les bons sentiments... et puis mine de rien, il y a aussi beaucoup de petits messages existentiels.

Moushette a dit…

Je n'arrive pas à copier coller l'intégralité de ma critique du film ici (texte trop long refusé par blogger...), mais il peut être lu en cliquant sur ce lien :

https://www.facebook.com/smathern/posts/10154364269816088

Bon je vous le fais en résumé : je ne suis pas du tout rentrée dans l'émotionnel moi non plus, le terrain c quand même aut'chose, bien plus hard que les histoires présentées dans Lion. Pas trop d'erreurs dans le film, un soucis du détail qui m'a fait plaisir. Mais pour moi cette histoire reste exceptionnelle pour de nombreuseses raisons : la chance que Saroo ait pu gardé tant de souvenirs lui permettant de retrouver son village, la chance tout court d'avoir trouvé (vu le diamètre de recherche !!!) et la chance d'avoir pu vivre des retrouvailles heureuses, le fait qu'il ne soit pas abandonné mais perdu... Bref tout cela est bien loin la réalité de la plupart des adoptés, que ce soient ceux qui se font adopter aujourd'hui (grands et qui donc racontent leurs histoires d'abandon...), ceux qui adultes cherchent des traces de leur famille bio, et les rares qui trouvent.

La scène de Kidman où elle explique qu'elle veut "sauver des enfants dans le besoin", bah je suis sortie de mes gongs dans la salle !!! Pitié, non pas l'adoption humanitaire !!

Aussi, last but not least, je trouve que l'image donnée de l'Inde n'est pas très positive, ce n'est pas du tout l'Inde que je connais ni le contexte dans lequel je travaille! Bon OK c'était en 1986, menfin quand même...

Bref je comprends mieux après visionnage, le regard compatissant que bcp de gens de notre entourage lointain (médecins, commerçants...) ont jeté sur mes enfants après visonage du films "les poooovre ils ont du vivre tout çaaaa". Pffff....

Moushette