mardi 4 avril 2017

La mort d'un ami, la mort d'un grand monsieur, la mort d'un sacré aventurier





J’ai souvent la dent dure (un peu trop) avec certaines personnes, j’ai un fort sentiment d’injustice et me donne parfois pour mission de me révolter contre les abus de pouvoir. 
Si je trouve normal (même si cela a parfois été trop brutal) que certaines notables soient tombés de leur piédestal, que l’on puisse exprimer son désaccord avec des politiques, enseignants, prêtres ou médecins (si si même avec les médecins). Et que si certains politiques, enseignants, prêtres ou médecins (si si même avec les médecins) profitent de leur profession pour dire et faire n’importe quoi ils soient punis.
Je râle souvent contre deux professions qui sont encore à l’abri de toutes critiques : les juges et les journalistes.
Attention, attention je reste persuadé que l’immense immense majorité des juges et des journalistes sont des gens très bien qui font leur boulot de manière honnête, réfléchie et en pensant avant tout au bien public…. mais on a trop souvent des exemples dans ces professions de condamnations, de maltraitances qui peuvent détruire, faire beaucoup de mal et qui échappent à toute punition car il s’agirait de la liberté de la presse et de l’indépendance de la justice !

J’ai souvent eu la dent très dure avec certains journalistes… que je surnomme méchamment les journaleux. Et, si la plupart du temps je n’ai eu qu’à me louer de mes relations avec les journalistes, avec une grande honnêteté chez Libération, Familles Chrétiennes ou le Figaro (quotidien) entre de nombreux autres…. j’ai eu des expériences très désagréables de manipulations avec le Monde ou le Figaro Madame (bien moins honnête que son mari, la dame).

Toute cette longue introduction pour rendre hommage à un ami qui vient de nous quitter, lui il était loin d’être un journaleux, lui il était loin d’être le journaliste à la botte d’un système, d’un courant de pensée. Son rôle de poil à gratter, de Robin des Bois, il l’a assumé pleinement, son franc parler il était dur de passer à côté.
On l’a souvent considéré comme un des plus grands opposants à Gaston Flotte en Polynésie, mais lorsque celui-ci a été battu aux élections, cela ne l’a pas empêché de critiquer ses remplaçants quand ils tombaient dans les mêmes travers…. et cette liberté m’a beaucoup plu. 
Ses autres « victimes » étaient les experts, les néo-colonialistes bien-pensants qui débarquaient en Polynésie fiers de leur diplômes, de leur pensée unique et qui voulaient expliquer la vie aux polynésiens…. personnellement j’aimais beaucoup ceux qui venaient expliquer aux polynésiens comment fonctionnait l’adoption…. une trentaine d’année d’expérience maladroite, contre une pratique banalisée de plusieurs siècles.

Cet homme brillant, courageux, cet aventurier qui vient de nous quitter, c’est le grand Axel du Prel, rédacteur en chef de Tahiti-Pacifique Magazine. Coeur d’or et Tête de bois, plein d’amour pour sa chère Polynésie et prêt à se servir de sa plume pour la défendre, le grand ennemi de la pensée unique et des bobos de Paris ou Papeete.


Je suis extrêmement fier qu’il fut mon rédac chef. Je lui ai fourni 4 ou 5 articles, 4 nouvelles littéraires, et j’ai même eu ma chronique pendant quelques mois dans TPM : La chronique de Ioane (prononcer Yô Ané merci) sous titrée Tahiti vu de France.



Adieu l’ami tu vas retrouver ton ami Marlon au paradis des grandes gueules…. 



Pour en savoir plus sur Axel c'est là.

Un des plus beaux livres que je connaisse sur la Polynésie, il est d'Alex :
Résultat de recherche d'images pour "le bleu qui fait mal aux yeux"

Pour poser le personnage, sa provocation et son art du coup de pied au c..,  son édito après l'élection de Trump, amateurs de pensée unique, tous aux abris...

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